Nous voici au creux de l’hiver, le moment préféré qu’a choisi notre ennemie publique numéro un pour sévir aux quatre coins de l’hexagone : la grippe. Qui n’a pas songé, devant les maux divers et variés des joies de l’hiver (gastro, rhume, bronchite, pharyngite…), à se tourner vers des produits plus naturels, moins agressifs que les médicaments, qui ont souvent mauvaise image aux yeux des malades ?

Nombreuses sont alors les personnes qui se tournent vers l’aromathérapie pour soulager ou prévenir certaines maladies ou troubles de la santé légers. Mais naturel ne signifie pas sans risque pour la santé. C’est pourquoi nous allons essayer de faire un point très simple sur les huiles essentielles et leurs utilisations.

L’aromathérapie, qu’est-ce que c’est ?

500_F_68413329_Dja7mnR7UpTH3WydlGMoDV3edQd7HEVL

Selon le Larousse, l’aromathérapie est une thérapeutique par ingestion, massage du corps ou inhalation d’huiles essentielles végétales ou d’essences aromatiques. (L’aromathérapie est une branche de la phytothérapie, traitement des maladies par des produits dérivés des plantes.)

Dans un excellent article du célèbre site passeport santé, on peut aussi rajouter que l’aromathérapie est l’utilisation des huiles essentielles dans un but préventif, curatif ou de mieux-être. Elle a une visée thérapeutique lorsqu’elle a pour objectif de traiter un symptôme précis, qu’il soit d’ordre physique ou psycho-émotionnel, mais elle peut également permettre d’accéder à la sérénité et à la détente. ( Passeportsanté ).

Les éditeurs rajoutent aussi qu’en latin et en grec, « aroma » signifie « arôme, aromate » et « therapeia » signifie « soin, cure ». Nous parlons donc bien de l’usage thérapeutique (médical) des extraits aromatiques de plantes.

A contrario, la phytothérapie utilise l’ensemble des éléments d’une plante. Précisons que seul le médecin (docteur en médecine) peut prétendre à être aromathérapeute. L’aromatologue, quant à lui, est un spécialiste des huiles essentielles.

Quelles sont les différentes méthodes d’utilisation des huiles essentielles ?

On peut distinguer 3 modes d’utilisation des huiles essentielles : la voie ORALE, l’INHALATION et et l’APPLICATION sur la peau.

1- La voie orale : c’est la façon la plus rapide et la plus efficace. Elle est particulièrement recommandée en cas de troubles digestifs, urinaires et gynécologique. elle est aussi particulièrement adaptée en cas d’infection bactérienne, virale, fongique ou parasitaire.

Attention !!! Toutes les huiles essentielles ne peuvent pas être ingurgitées ! Renseignez-vous bien avant d’en consommer par cette voie. Il y a des précautions à connaître :

Pour les huiles essentielles les plus fortes et agressives sur les muqueuses, diluer dans une huile grasse, par exemple un peu d’huile d’olive. Pour les autres, on peut verser 1 à 3 gouttes sur un comprimé neutre ou dans un peu de miel , ou sur de la mie de pain.

Une huile essentielle n’est pas miscible dans l’eau !
Ne pas dépasser 2 à 3 prises par jour, et sur 7 à 10 jours en continu.

2- En inhalation :  

Résultat de recherche d'images pour "inhalation huiles essentielles photo libre"

L’inhalation d’huiles essentielles permet d’obtenir une interaction entre les principes actifs des huiles essentielles et la sphère bronchopulmonaire. Les molécules vont être mises en suspension dans la vapeur d’eau afin d’être inhalées. Elles entrent alors en contact avec la muqueuse respiratoire. Les inhalations peuvent être sèches ou humides.

Elles sont recommandées pour traiter les troubles respiratoires ou nerveux. Certaines huiles essentielles sont trop agressives pour être utilisées de cette façon. L’inhalation est déconseillée aux personnes asthmatiques ou qui souffrent d’allergies. (sources : http://www.doctissimo.fr )

  • Pour une inhalation humide, il suffit de verser 5 gouttes d’huile essentielle dans un bol d’eau bouillante. On approche le visage du récipient en se couvrant la tête d’une serviette et l’on respire les vapeurs durant 5 à 10 min, une à deux fois par jour.
  • L’inhalation sèche consiste à déposer quelques gouttes d’huile sur un mouchoir et à en respirer régulièrement les effluves. Il faut éviter les huiles riches en phénols. Les huiles pour inhalation sont essentiellement l’eucalyptus radié, le pin sylvestre, la camomille romaine, le sapin baumier.

On peut aussi profiter des huiles essentielles en la diffusant dans l’atmosphère à l’aide d’un diffuseur.  Pour la diffusion, on utilise une lampe à huile, un brûle-parfum, un diffuseur électrique ou ultrasonique. Il ne faut pas diffuser d’huiles essentielles riches en cétones et limiter celles fortement chargées en phénols. Dans tous les cas, la diffusion ne doit jamais se faire en continu dans une pièce fermée.

La diffusion d’huile essentielle d’eucalyptus smithii permet de prévenir les infections hivernales ; celle de mandarine favorise la relaxation. Les huiles essentielles d’amande amère, de bergamote, de camomille romaine, de citron, de citronnelle, d’orange peuvent être diffusées sans risque. Celles de bois de rose, de cyprès, de géranium, de pin sylvestre, de romarin cinéole ou de sapin doivent être utilisées avec modération.

3- En application sur la peau :

Les huiles essentielles peuvent diffuser dans tout l’organisme en traversant la peau. En effet, leur action se manifeste localement au niveau de la zone cutanée d’application, avant de s’étendre à toutes nos cellules car après avoir traversé la barrière cutanée, les huiles essentielles pénètrent dans le sang, décuplant ainsi leurs bienfaits. Sur la peau, les huiles essentielles peuvent être appliquées de quatre façons : en massage, en compresse, dans le bain et sous la douche.

Les huiles essentielles en massage

Directement sur la peau, les huiles essentielles peuvent être utilisées en massage. Il convient cependant de les diluer au préalable. Elles se diluent classiquement dans une huile végétale de base ou de support. Elles se choisissent en fonction des besoins et des goûts.

Résultat de recherche d'images pour "massage huiles essentielles photo libre"

Quelle est la dilution recommandée ?

La dilution conseillée en massage est de 3 à 5% d’huile essentielle dans une huile de base et de 2,5% si le massage concerne le visage.

Pour les enfants de 5 à 12 ans la dilution recommandée est de 2% et de 0,5% pour les enfants de 2 à 5 ans. En revanche, n’utilisez pas d’huile essentielle chez un enfant de moins de 2 ans.

Pour vous aider, retenez qu’une dilution à 1% c’est :

20 gouttes d’huile essentielle dans 10 cl d’huile de base.

4 gouttes dans une cuillère à soupe d’huile de base.

1 goutte dans une cuillère à café d’huile de base.

A noter que certaines huiles peuvent être employées pures comme l’huile essentielle de lavande, mais elles sont assez rares, et par précaution, gardez à l’esprit qu’il est toujours préférable de les diluer.

Qui peut les utiliser ?

Quasiment tout le monde peut utiliser les huiles essentielles, sauf les femmes enceintes ou qui allaitent, car les huiles essentielles atteignent rapidement la circulation sanguine et donc le fœtus. Bien qu’elles ne soient pas toxiques bien sûr, elles peuvent être allergisantes et agressives sur les muqueuses. Chez les enfants de moins de 3 ans, par précaution l’on évite également de les utiliser, sauf sur prescription d’un thérapeute spécialisé.

En application sur la peau et en respiration, hors terrain allergique, l’utilisation de nombreuses huiles essentielles est plus facile à partir de 3 ans, en suivant toujours les recommandations d’utilisation de l’huile sélectionnée. Il faut absolument éviter les huiles essentielles trop agressives, déconseillées pour les enfants.
Il faut toujours suivre les conseils du fabriquant.

people in front of macbook pro
Photo de rawpixel.com sur Pexels.com

L’avis d’un médecin spécialisé est indispensable lorsque l’on souffre d’une maladie chronique, notamment en terrain allergique, asthme, ou que l’on prend un médicament.

Sources : http://www.onatera.com / http://www.e-sante.fr / http://www.passeportsante.net / http://www.santemagazine.fr / http://www.aromazone.fr / http://www.larousse.fr /

Publicités